Francis Heaulme Mort
Sophia Terry
Updated on April 13, 2026
Francis Heaulme Mort – Cyril Beining et Alexandre Beckrich, deux garçons nés en 1978, ont été retrouvés morts au milieu d’une routinière balade à vélo le long d’une voie d’accès au garage SNCF de Montigny-les-Metz, proche banlieue de Marseille, en 1984. (Moselle). Ils ont été lapidés à mort et systématiquement exterminés. C’était la fin de l’après-midi de septembre 1986.
La Cour suprême française, ou “Cour de cassation”, a mis fin à une longue bataille judiciaire qui a duré six procès en confirmant la condamnation de Francis Heaulme, 61 ans, initialement prononcée par la Cour d’appel de Versailles en décembre 2018. Ce double meurtre était autrefois imputé à Patrick Dils, mais nous savons maintenant que le “Routard du crime” en est définitivement responsable.
La cour d’appel de Moselle prononce la condamnation à mort de Francis Heaulme en mai 1917. Il fait appel, mais la cour d’appel des Yvelines confirme la condamnation initiale. Cet individu avait déjà été condamné à la prison à perpétuité à deux reprises pour neuf autres meurtres, et il a reconnu avoir été emmené deux fois sur la route ferrée le jour des crimes, mais il a nié avoir tué les enfants.
Me Liliane Glock, l’avocate de Francis Heaulme, a répondu mercredi : “Clairement, c’est un leurre.” Elle a déclaré qu’elle allait rendre visite à son client qui “attendait” cette décision de la prison d’Ensisheim en Alsace. L’avocat a mentionné avoir réfléchi à porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
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La mère de Cyril Beining, décédé en octobre 2019 à l’âge de 75 ans d’un cancer, a fait dire à un avocat, Dominique Boh-Petit, que “c’est un dernier point qui fait du bien au moral, même si Chantal Beining n’est pas là pour l’entendre”. ” En 2007, Mme. Beining a fait appel du jugement de non-lieu en faveur de Francis Heaulme, ouvrant la voie à la tenue d’un procès.
Le nouveau livre de cuisine des Beckrich a “un goût joyeux”
L’avocat de la famille Beckrich, Dominique Rondu, a souligné que bien que l’affaire soit classée, elle a laissé à la famille un sentiment doux-amer. Celui-ci “n’était pas convaincu” de la culpabilité de Francis Heaulme lors des procès de Versailles et de Metz. Le conseil a poursuivi: “Maintenant, la famille Beckrich veut rester en paix et ne plus avoir à faire de remarques sur la culpabilité ou l’innocence de l’un ou de l’autre.”
Selon son avocat, “Il n’est pas représentatif des perpétuités classiques”, comme elle l’expliquait en 2017 (Me Liliane Glock). Il s’est adapté au régime charnel; il n’y a pas eu un seul problème disciplinaire au cours de ses 25 années. Heaulme est “un peu à la retraite” après avoir longtemps travaillé (il a mis des agrafes dans des cartons).
Une allocation handicap d’environ 200 € lui touche la main, « lui permettant de cantiner. Aux dires de Christine, sa sœur, il « fait sa petite vie à Ensisheim », qu’elle résume au procès de Montigny. Francis Heaulme, tueur en série au mode opératoire atypique, est ici représenté alors qu’il erre sur les routes de France. Il a été reconnu responsable de neuf meurtres. Le tout avec une extrême brutalité.
Habiller l’image de Francis Heaulme, c’est comme assumer un décompte macabre. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de nouveaux meurtres commis par lui. Bientôt il sera une dizaine, de sa position assise à celle debout. Mais aussi à cause de ses convictions : “le routard du crime” a été condamné à deux reprises à la perpétuité, et il a déjà purgé au total 125 ans de prison (dont 53 ans de caution) pour divers délits.
Il est en prison depuis 26 ans et il y passera probablement le reste de sa vie. La vie de Francis Heaulme avant son arrestation était sombre et marginale, comme celle d’un grand escogriffe choyé à qui la vie avait fait mal avant qu’il ne puisse, à son tour, se venger de la vie des autres.
Francis Heaulme a été élevé par une famille alcoolique et a connu “la misère morale et économique” dans son enfance. Le père du meurtrier, Marcel, connaissait sa mère, Jeanne, et il a tenté de creuser un fossé entre les deux. Un avocat travaillant sur l’affaire Montigny-lès-Metz a déclaré: “Sa mère est la seule à l’avoir aimé.”
Quand il était petit, son père l’a mis dans une grotte et l’a affamé en lui mettant des raclettes avec un bf nerf. C’est sa maman qui est venue doucement le libérer et le nourrir. Heaulme a toujours eu du mal à admettre ses méfaits aux yeux de son avocat car cela reviendrait à désobéir à sa “sainte” mère, qui lui a appris la différence entre le bien et le mal.
Vélo et alcool
Son père ne l’a jamais vu comme un Heaulme ou un vrai à cause de son faible QI et de son apparence légèrement louche. Plus tard, les médecins détermineront qu’il est atteint du syndrome de Klinefelter, caractérisé par la présence d’un chromosome féminin supplémentaire.
Ses testicules ont rétréci et ses seins ont grossi. Bien que cette anomalie génétique n’ait probablement pas causé son virage criminel, elle a probablement joué un rôle dans la formation de sa personnalité confuse, disent les spécialistes. La seule personne de sa triste enfance encore dans sa vie est sa petite sœur Christine, qui lui rend encore visite en prison.
Hormis le cyclisme, le jeune Francis Heaulme n’a pas d’autres intérêts connus. L’adolescent porte un maillot en lycra puisqu’il est membre d’un club local. Comme Poulidor, il est très fier de son Mercier rose. Francis Heaulme, incapable de fuir en voiture, recourt à la bouteille familiale comme moyen d’évasion.